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Un fait vécu
Johanne et Mélanie, deux jeunes ados, sont les meilleures amies du monde. Un jour, Keven, l'amoureux de Johanne, la quitte pour Mélanie. Une première peine d'amour pour Johanne: quelle tragédie!
Quelques jours plus tard, des messages commencent à apparaître dans le courriel de Mélanie. Des insultes, des injures, des menaces. On la traite de grosse vache, de putain, de salope. On lui promet qu'un gang de rue va lui faire sa fête à la sortie de l'école. On lui rapporte même que Keven se moque d'elle dans son dos. Puis les messages continuent de plus belle et la fréquence augmente.
Jusqu'au jour où, prise de panique, Mélanie se suicide.
Cette histoire est véridique. Et la police retracera l'auteur des courriels: la mère de Johanne. La bonne dame qui se croyait libre de cracher sa gourme sur qui elle voulait, bien cachée derrière son modem, croupit maintenant en prison, condamnée pour cyber-intimidation.
La morale de l'histoire
On
parle beaucoup, de nos jours, de cyber-terrorisme, de cyber-intimidation,
de cyber-bully. Mais, dans la très grande majorité des cas, le cyber-bully
se révèle un cyber-poltron, un cyber-pissou, un cyber-chicken qui
tremble de tous ses membres, bien tapi dans son anonymat.
Alors,
si vous recevez des courriels de menaces qui semblent provenir du
quartier-général des Hell'sAngels, il y a fort à parier qu'ils sont
l'œuvre d'un ti-cul, qui mouille sa culotte au fond d'un sous-sol,
en cliquant son écran de Solitaire aussitôt qu'il entend un pas
dans l'escalier.
Enfin,
un dernier conseil: si vous décidez de construire une page Web pour
attaquer la réputation de quelqu’un, souvenez-vous que ces
petits jeux, ça se joue à deux. À pissou, pissou et demi.
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